Le bon et le mal d’Internet

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Peut-être avez-vous entendu parler de l’histoire d’Essena O’neill, une Instragrameuse hyper connectée, avec tous les réseaux sociaux qui vont avec et une chaîne Youtube qui a décidé de tout supprimer, tout désactiver. Elle a déclenché un mouvement de réflexion chez du monde en postant une vidéo sur sa chaîne, parlant à cœur ouvert. Racontant pourquoi elle allait supprimer tous ses comptes, on l’a sentait à vif. Plus de Twitter, Instagram, Youtube, Snap, etc. On pourrait se demander ce qui a amené ce qu’on appelle une « grande Youtubeuse » avec 250 000 abonnés et surtout son compte Instragram suivi par 750 000 personnes, un nombre énorme, à craquer en vidéo et supprimer tout. Après tant d’efforts et d’années à acquérir cette popularité ? Pendant sa vidéo très intéressante qu’elle a malheureusement supprimé après l’avoir laissée à peine quelques jours mais que j’ai eu la chance de voir et que j’ai réussi à comprendre, un exploit, elle a raconté son histoire depuis le début. Découverte à 12 ans du royaume tout beau tout rose des réseaux sociaux. Des filles avec des vies parfaites, cliché jusqu’au bout du corps mannequin, voyages qui font rêver, belle maison de rêve, tout de rêve. Et justement les rêves n’existent pas, il ne faut pas se voiler la face. Pour atteindre une sorte de perfection, Essena O’neill a payé cher, moralement, physiquement et en temps. Si je vous parle de cette histoire c’est que j’avais déjà eu envie de faire une article parlant des mauvais et bons côtés d’Internet. Ils sont nombreux de part et d’autre.

Internet a un côté si immatériel que ça en est effrayant. Juste besoin d’intermédiaire, comme la chose sur laquelle vous êtes en train de lire ces mots et… rien. Du néant. Si Internet venait à disparaître, ce serait un catastrophe mondiale, d’une ampleur inimaginable. Ce n’est pas le plus important mais rien que pour nous, petits être humains, jeunes ou moins jeunes attachés à Internet. Par exemple moi, je suis accro à Internet. Pas dans le sens où j’y passe toutes mes journées, soirées et nuits, qu’il a une place constante dans ma tête mais quand il m’arrive de ne pas y avoir accès, surtout après une longue journée de cours, résultat des courses j’ai le moral dans les chaussettes. Ou plutôt, je fulmine contre ces profs et leurs devoirs à la noix aha. Toujours studieuse, les devoirs avant le plaisir mais quand même si en accélérant le rythme ça ne suffit, là ça déborde. J’avoue cela volontiers et bien heureusement je suis loin d’être une grosse accro à Internet et aux nouvelles technologies. Internet est vague, grandiose et beau. On y trouve plein d’informations sur le monde entier, on peut apprendre une langue, rencontrer des meilleures amis ou l’amour, une culture, des opinions différentes, une ouverture d’esprit sur le monde qui nous entoure, des valeurs à défendre, presque un sens à sa vie ! Sans Internet je n’aurais pas réfléchi, ou pas si tôt dans ma vie au pourquoi du comment dans mon assiette par exemple. Je peux être reconnaissante envers les personnes qui ont produit ce contenu qui m’a touché. Toujours dans cette optique positive, on peut participer au bien grâce à Internet. Faire des dons, ou simplement signer des pétitions. Choses que j’adore faire, ce n’est pas grand investissement d’écrire son adresse mail dans une barre, c’est plus de se sentir concerné par les nombreux problèmes, de prendre la peine de les lire, de s’informer. Nous ne sommes pas en Education Civique mais quand on a envie de s’engager ou aider, par le biais d’Internet on peut trouver des causes, associations caritatives qui nous parlent.

Quand on a des goûts alternatifs par exemple, on peut connaître des gens qui nous ressemblent et se sentir réconforté de voir que nous ne sommes qu’une personne parmi des milliers, des millions. Quand on habite en campagne, qu’on est « trop jeune » ou qu’on a pas de contacts pour « la grande vie », Internet aide. Quand on a une passion, pour le Japon et les mangas… on peut trouver des amies grâce à Internet. On peut aussi faire de mauvaises rencontres, des gens malintentionnés mais ça ne mérite pas d’être parano. Ça me fait rire les parents qui disent « Attention à qui tu parles sur Internet ça peut être un pervers de 45 ans. » Oui, ça peut, mais dire cela ne vas pas éviter de faire tomber des jeunes dans le panneau. Rien qu’au type de conversation on voit où ça nous mène en général. C’est un peu comme les sectes qui viennent toquer à ta porte quand tu ne vas pas bien pour t’embobiner. C’est déjà mal parti quand un inconnu frappe à ta porte pour… toi. Sur Internet il y aussi simplement des personnes qui peuvent vous faire tomber de l’autre côté, si je puis dire. Mais c’est tellement une minorité qu’ils ne valent pas la peine de se priver de communiquer avec des gens, pas plus qu’on le ferait dans la vraie vie. Et ça c’est super. Même si tu es timides, qu’il est 4 heures du matin, tu trouveras quelqu’un comme toi qui a envie de parler, pas de chercher la plus belle amitié de sa vie.

Même si je trouve qu’on ne devrait pas s’aimer juste parce que d’autres nous aiment, Internet peut permettre à des personnes de prendre conscience de leurs qualités et prendre confiance en elles. Je trouve tellement dommage de s’aimer ou se détester en fonction de ce qu’on voit dans les yeux des autres quand ils nous regardent. On est jamais sûr de ce que pensent les autres ! La méchanceté peut-être de la jalousie ou du pure mépris. La gentillesse ou admiration peut-être hypocrite ou réelle. Dur de se baser sur des commentaires, des likes, des compliments. Qu’est-ce que cela fait qu’on vous dise que vous êtes magnifiques, trop cool, si vous n’arrivez pas à vous aimer ? Je dis toujours à mes amies qui refusent les compliments en disant « Oh non, arrête je ne suis pas blablabla… » que c’est bien de recevoir des compliments. Ne rechercher pas une approbation à chacun des vos changements. Tout le monde vous dit que vos cheveux longs, en bonne santé sont magnifiques tels quels ? Marque de fabrique ou pas ce sont vos cheveux et ils repoussent alors pourquoi s’empêcher un carré ? Ce ne sont pas eux qui vont vous couper les cheveux, ni les porter, ni vous payer vos factures. Enfin bon, je m’égare !

Montrer une image de soi et sa vie les plus positifs possible est normal. On n’a pas envie de raconter forcément ses défauts, ses malheurs, on veut se montrer comme dans la vraie vie sous son plus beau jour. On le fait tous, même inconsciemment. Maquillage, vêtements, façon de se comporter. C’est bien de vouloir être quelqu’un de bien. On peut aussi s’en passer quand on n’a pas envie, ne pas se forcer. Par exemple, ce que je trouve dommage dans le fait de se maquiller c’est que l’on part du principe que nous ne sommes pas assez belle (ou beau). Super pour la confiance en soi. Si les photos Instagram ou Tumblr pouvaient parler elles diraient « Ne crois pas tout ce que tu vois ». Pour revenir à la jeune fille qui a plaqué son ancienne popularité elle a dit tout au long de la vidéo que tout était « fake ». Il ne faut pas rêver, c’est sûr. Tout est perfection, tout est placement de produit, sponsor, à un point qu’on ne peut pas imaginer. Internet est commercial. Il faut faire avec.

On envie souvent les gens pour les même critères. L’argent et le physique. C’est dommage de s’arrêter à ces critères-là. Ou même si ce ne sont pas directement eux, c’est lié. Par exemple envier quelqu’un pour sa collection de chaussures. Ou ses yeux verts. Du moment qu’on arrête de se comparer constamment avec les autres pour chercher la petite bête on se sent mieux dans ses baskets. Quel est l’intérêt de se sentir en concurrence avec tout le monde ? Cette concurrence nous pousse à donner le meilleur de nous dans le domaine du travail mais dans le domaine privé elle ne devrait pas avoir sa place. Concurrence de physique quand on est ado, concurrence d’études en grandissant, puis concurrence de travail et vie de famille. A ce stade là, félicitations vous êtes dans le monde des adultes, la fleur de l’âge ! On va essayer de mettre en avant sa maison, sa voiture, ses enfants studieux, polis et heureux, sa femme attentionnée qui cuisine de bons petits plats et le mari qui prend aussi soin des enfants, trouve le temps de les border le soir et lire une histoire après une journée fatigante de travail. Très cliché.

La course aux likes et abonnements est aussi quelque chose que je n’ai même pas envie de comprendre tellement c’est se mettre de la pression jusqu’à en oublier l’essentiel. Ce qui compte ce n’est pas ce que nous faisons nous, en produisant du contenu ? Prendre des risques, quitte à tomber c’est aussi l’occasion de s’améliorer, apprendre de ses erreurs. Ne pas tomber dans une routine infernale de vidéos bien précises, organisées et toujours les mêmes. Favoris, LookBook, Routine, Conseils et DIY, Vlog, et on recommence. Se faire plaisir et que la reconnaissance reçue n’en soit que plus belle ! Rien n’est acquis et c’est assez douloureux de s’en rendre compte, mais on n’y peut rien, les choses sont comme elles sont ! Quand on a un blog, même si on a toujours des commentaires ou rarement, les lecteurs il y en a toujours et même si on ne vous dit que ce que vous faites est génial, que vous avez apporté quelque chose à quelqu’un, qui est une des plus belles récompenses possibles en produisant un contenu sur Internet, c’est sûrement le cas. Il arrive souvent de lire des articles supers, de se dire que la personne est super belle, intéressante ou créative mais de ne pas le lui dire. Par exemple cet article, que j’ai passé du temps à écrire, réécrire et corriger. Ce ne sera pas le plus intéressant. Ni le plus lu. Ni mon préféré. Un parmi tant d’autres, que je suis satisfaite d’avoir écrit. Je serai contente si vous commentez, likez, mais je ne devrais pas être déçue si ce n’est pas le cas (même si je le serai mais peu importe). Pour clôturer le sujet de la course à la popularité Internet, je dirai que ce n’est pas le nombre de personnes présentes qui font un bon blog/chaîne Youtube et qu’il faut voir les humains et pensées positives derrière des likes et commentaire et non pas simplement des chiffres. Moi c’est ce que je fais.

Ce qu’il faut c’est bien utiliser Internet, l’explorer, quitte à sortir des sentiers battus ! Essena O’neill n’a pas complètement quitté Internet, elle a maintenant un blog où elle poste des articles sur des sujets plus réfléchis, engagés. Je peux comprendre qu’on se lasse des futilités, une fois qu’on en a parlé sous toutes les coutures. Qu’on arrive à un moment où on n’a plus envie de se changer les idées de la même manières. En tout cas, si vous voulez le lien je peux vous le donner dans les commentaires, je ne suis juste pas là pour faire sa pub aha. Internet est solidaire. C’est un moyen de relier le monde entier ! Voir des gens de partout laisser des messages d’espoir, de soutien, avec le fameux hashtag que l’on connait tous, par exemple, ça met du baume au coeur. Tu te dis, mais oui, n’oublions pas qu’il y a beaucoup de gens biens dans ce monde ! Tant qu’il y a de la solidarité, on peut tout surmonter.

Tout n’est pas lisse et sans accro sur Internet. Mais parfois c’est le seul endroit où tu peux t’accrocher.

Alors moi je dis merci aux personnes qui contribuent à Internet, ne serait-ce que ce qui parait infime. Merci aux gens qui me divertissent, me font rire ou réfléchir. Je suis contente d’y participer en mettant mon étoile dans le ciel étoilé.

Kisu.

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10 réflexions sur “Le bon et le mal d’Internet

  1. Merci pour ton article et les réflexions si personnelles que tu as bien voulu partager avec nous sur toile de fond « Essena O’ Neil ». Je suis certaine que l’article sera lu par beaucoup d’entre nous car il nous concerne tous…. Derrière les innombrables possibilités qu’offre Internet ainsi que ses écueils, tu nous touches en nous parlant de la vie, d’apparence, d’espoir, de solidarité….Je crois qu’il faut savoir s’accepter, croire en ses rêves, s’ouvrir aux autres tout en cultivant son « jardin secret » avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de fantaisie, en regardant toujours très loin et très haut…..Bravo…..

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  2. L’histoire que tu nous as racontée t’a conduite à une profonde réflexion, non seulement sur internet, ni sur toi-même, mais sur la vie…en général. Sache que même si tout peut être tenté,voir osé dans une vie,il n’est pas prudent de dépasser le point de non retour… sans parachute !!! L’Homme partage plus facilement le plaisir que la peine. on ne connaît la réalité d’une chose qu’après l’avoir vécu. Il faut faire des choix selon soi-même; souhaits, désirs, capacités perso. mais nul n’est tenu de tout vivre !
    Je retiens les mots : tenter, oser, point de non retour, désir, parachute. Merci de m’avoir fait réfléchir !

    Aimé par 2 people

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